Etre une femme libérée

29 Juil

Entendu hier, aux Fêtes de Bayonne.

Deux femmes, la quarantaine bien sonnée, discutent :

 » Tu te sens plus femme ou pute toi ?

– Oh, pute

– Ouais, moi pareil… « 

La phrase du mercredi 27 juillet

27 Juil

JARGON DE SR

Un SR, au téléphone avec un journaliste :  » Non, ce n’est pas moi qui vais te monter, c’est Josselin… »

Question de génération

21 Juil

Aujourd’hui, sur un post-it, bien en évidence sur mon ordinateur, une note de mon chef :
«  Monsieur Xi (vous savez qu’ici, les noms se terminent tous en i), auteur dramatique, pièces de théâtre volées à Paris ». Pu***, on me confie un super sujet ! Un pauvre petit dramaturge provincial qui vient se faire piquer ses pièces par ces Parisiens prétentieux et sans façons. Et là, mon imagination s’emballe : enquête, scoop, éclatement de la vérité, CDD, CDI, etc.
Je m’empresse de lui donner rdv le lendemain au café d’en bas. Je vois arriver un p’tit vieux tout mignon, avec son cartable à l’ancienne. Il s’assoit, commande une orangeade (si, si), trifouille dans ses papiers, en sort plusieurs manuscrits (hasard ?) avec un regard en coin style « T’as vu tout ce que j’ai écrit, poupette ? »
Il m’avait préparé tout un speech par écrit mais l’a malheureusement oublié chez lui.
Lui : « On va chez moi ? »
Moi : « Bah, non, on va juste discuter ».
Au bout d’un quart d’heure, assez difficile je dois l’avouer, j’apprends qu’il a envoyé trois manuscrits à deux théâtres parisiens. Puis plus de nouvelles.
Moi : « Mais ils ont joué vos pièces sans vous en parler ? »
Lui : « Bah, non »
Moi : « Ben alors pourquoi vous dites qu’ils vous les ont volées ? »
Lui : « Bah, parce qu’ils ne me les ont pas renvoyées par la Poste »
Moi : « Aaaaaaaaah, ok »
Voilà comment faire s’écrouler une carrière imaginaire de journaliste.
Mais ce n’est pas tout ! C’est que le bougre a réussi à enchaîner sur les pitch de toutes ses p*** de pièces de théâtre en profitant de ma pitié et de mon respect pour les générations (tré)passées. Florilège :
«  Vous comprenez, ils attendent que je meure. Ils veulent se débarrasser de moi ! »
« Bon, vous pouvez pas mettre cet article dans les pages locales, ça va être trop long et trop intéressant, faut le mette en der »
« Ces deux pièces-là, Mademoiselles, ce sont des succès mondiaux !!!! »
« Les Allemands et les Polonais voudront les lire ! »
« Je prévois pour celle-ci un succès mondial qui dépassera les frontières et s’étendra jusqu’aux limites de l’Occident ».
Ah, bon.

Jimmy Cliff aime la PQR

17 Juil

– Non, désolé, ça ne va pas être possible. Il ne veut pas faire d’interview. On a déjà refusé des demandes.

– Mais là, c’est pour Ouest-France…

– Ok, je vais voir ce que je peux faire.

A 1 h 30 du matin, Jimmy Cliff quitte la scène du Summer Reggae Fest. Vêtu de sa cape longue et dorée qui lui donne des allures de monarque, le roi du reggae s’enfouit dans sa loge. Quelques minutes plus tard, il revient avec un large sourire. Une chaleureuse poignée de main et dix minutes d’interview plus tard, le Jamaïcain est dans la boîte.