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Oups!

10 Août

Aujourd’hui, les piétons de la ville de Cognac ont dû se creuser la cervelle pour essayer de comprendre le message subliminal que tentait de leur envoyer Sud Ouest…

Bien sûr un bug informatique peut toujours venir gâcher les nombreuses minutes à chercher l’affichette qui fera exploser nos ventes…

Mais les buralistes, eux, n’ont aucune excuse!

No comment

5 Août

Ah les joies du journalisme participatif et ses commentaires tantôt agressifs, tantôt moralisateurs, et tantôt… osés!

Ce matin, la journée commence mal. Je suis malade comme un chien. Je n’ai pas dormi de la nuit. Mais les arrêts maladie, on connait pas dans le métier hein. Et puis j’ai un rendez-vous programmé à 11 heures à la sous-préfecture pour rencontrer des associations qui réclament le niveau d’alerte 4 pour l’assèchement des affluents de la Charente. LE gros papier, qui fera la Une demain. Bien entendu je n’y connais strictement rien. J’essaye de me concentrer au maximum malgré ma blancheur et mon état de faiblesse évident. Je rencontre l’association de l’Antenne nature loisir et patrimoine, ou encore l’association du Bois du portail. Mais les meilleurs c’est quand même mes nouveaux copains les pêcheurs de l’association la Gaule Cognaçaise. Je ne comprends pas un mot de ce qu’ils me racontent alors je leur avoue que j’aurais bien besoin de « La pêche en Charente pour les nuls ».
Tout est bien qui fini bien. A 18 heures, après moult recherches, je viens à bout de mon super papier. En attendant sa publication, une « alerte actu » sur internet s’imposait. Mon collègue s’en charge.

Une fois rentré chez moi tant bien que mal pour m’accorder un peu de répit, je reçois ce mail de la part de mon collègue avec pour objet « No comment » :

« Un certain GARBA a laissé ce commentaire sur l’alerte actu concernant l’assechement des ruisseaux, que je me plais à vous faire partager :

Tiens je remarque également l’assechement de mon gosier, je vais y remédier de suite. La Gaule cognacaise s’inquiète également d’un autre assechement que rigoureusement ma mere m’a defendu de nommer ici »

Tout le monde n’est pas aussi occupé que nous à ce que je vois. Mais je dois l’avouer, je décroche un sourire. Puis je réalise que demain, à la lecture de mon papier qui contient plusieurs fois la mention « Gaule Cognaçaise », les Charentais ne pourront sans doute pas non plus s’empêcher de sourire…

Histoire de fesses

3 Août

Les « gens » s’imaginent qu’on est payé des milliers d’euros comme Lolo Ferrari (celle du 20h hein pas celle aux airbags) pour leur raconter des histoires qu’on invente le cul collé derrière notre ordinateur.

Pour le salaire, on en a déjà parlé. On est bien loin du pactole. Quant au cul collé derrière l’ordinateur, c’est vrai que c’est plus pratique pour écrire nos articles. Mais en PQR, chers « Gens », notre cul il se décarcasse la plupart de son temps dehors, au plus prêt de l’action.

Au cours de mon mois de Juillet à Sud Ouest, j’ai ainsi pu tester différents moyens de locomotion pour le bien du journal. La voiture, là aussi on en a déjà parlé, était déjà une épreuve pour moi qui avait seulement conduit quatre fois en quatre ans. Alors imaginez ma tête quand on m’a annoncé que je devais piloter un bateau. « C’est pour faire un article sur les moyens de transports sur la Charente. Tu vas voir, c’est un nouveau bateau qui se loue sans permis. Donc si toi tu peux le piloter, en gros tout le monde peut le faire! »

Ok. Sympa. Accompagné de quelques collègues qui souhaitent profiter de ce luxueux bateau qui peut accueillir jusqu’à 12 personnes, je me lance. Première mission : sortir du port sans abîmer les autres bateaux au passage. Ouf, c’est fait. A présent, j’ai la Charente pour moi toute seule et je me surprends à appuyer sur le champignon… Ca y est, je me prends pour le capitaine Haddock!

Une petit initiation s'imposait! Photo Isabelle Louvier

Moins luxueux mais tout aussi fun, j’ai aussi testé la remorque de tracteur. A l’occasion des Sarabandes, un festival d’art de la rue qui se déroulait cette année dans la commune de Marcillac-Lanville, je me suis glissée dans la peau d’un visiteur lambda. Plusieurs tracteurs sont mis à la dispositions du public pour se déplacer d’un village à l’autre. Armés d’un escabeau, les conducteurs nous aident à grimper dans la remorque. Des bottes de pailles sont là pour accueillir nos fessiers. Et hop, en tracteur Simone! Les cheveux dans le vent, je me prends cette fois pour BB sur sa Harley. Bon d’accord, c’est un peu moins glamour. Mais j’aime tellement ça, qu’à l’arrivée je demande tel un gosse : « Je peux refaire un tour M’sieur? » Evidemment, le lendemain dans le journal une magnifique photo du tracteur illustrait mon article.

Photo Isabelle Louvier Sud Ouest

Dans la série j’ai testé pour vous… je peux aussi vous parler de la fête foraine. Les forains étaient tellement ravis de mon papier que le lendemain ils m’offraient une « poche » (sac pour les Parisiens) remplie de tickets et jetons de manèges en tout genre! Retour en enfance immédiat. On est samedi. Il fait chaud. Je suis de weekend (encore?). J’invite mon collègue de la Charente libre, le journal concurrent, à m’accompagner pour le grand frisson! Etant tous les deux un peu peureux, notre choix se porte très vite sur une mini montagne russe rafraichissante, « L’Eurosplash ». Résultat? Je suis trempée des pieds à la tête, et mon collègue, professionnel jusqu’au bout, me mitraille avec son super réflex!

Il faut se mouiller dans ce métier!

La liste est encore longue. J’ai testé pour vous… un concert de Blues à 10 heures du matin ou encore, tremper mes pieds dans l’eau d’un lavoir à seulement 13 degrès pour confirmer au maire que oui, même l’été, l’eau est trèèèès froide. Et demain, devinez quoi?? Je teste pour mes lecteurs l’acrobranche…enfin l’acrolud. C’est la même chose mais accessible aux enfants dès quatre ans. Je devrais m’en sortir, non?

35 heures? Let me LOL

30 Juil

Publié sur Rue 89

Ce soir, pour la première fois depuis une semaine, je rentre chez moi avant que la nuit ne soit tombée. Je m’en suis aperçue quand, par réflexe, j’ai allumé mes phares sur le parking et qu’ils ne m’étaient en fait d’aucune utilité.

Ce soir, pour la première fois de la semaine, je vois mes parents alors que je vis chez eux durant mon séjour en PQR. Mon père ne s’en est pas remis. C’est qu’ils ont du mal à comprendre, eux qui travaillent dans un bureau de 8h30 à 17h30, pourquoi leur fille rentre du travail à 1h du matin en ayant commencé une heure après eux.

« Papa, maman, il faut vous le mettre dans la tête. Je suis (future) journaliste. Les 35 heures? Connais pas. »

Je me souviens qu’au bout de ma deuxième semaines dans la rédaction, j’ai voulu, pour rire (ou pleurer) compter mes heures.

« Hum..35 heures au bout de trois jours. Ok ça c’est fait. 60 heures le vendredi soir. Youpi la semaine prochaine je devrais atteindre la barre fatidique des 80 heures vu que je bosse aussi le weekend! ».

Pas manqué. Je les ai fêtées en réussissant à prendre le dernier train direction Bordeaux. La larme à l’oeil.

Ma responsable, le coeur sur la main, a appelé le siège pour leur demander si, par hasard, elle avait le droit de m’accorder une journée de RTT, au moins dans le mois d’août. Réponse des intéressés : NON, elles sont payées.

Je viens de regarder mon compte. 1037,62 centimes. C’est ma paie du mois de juillet. Soit, on va être gentille on va considérer une moyenne de 60 heures par semaine, 4, 32 € de l’heure.

Et vous savez quoi? Même si le matin je jetterais bien ce foutu portable qui me sers de réveil à travers ma chambre, dès que je pars sur le terrain, que ce soit pour rencontrer le président du club de boules ou pour assister comme aujourd’hui à un concert dès 10 heures du matin, je me dis que je serais presque prête à payer pour pouvoir faire ce métier.