Il ne faut pas courir deux chevaux à la fois…

10 Août

Depuis un mois, je me rends à intervalles réguliers l’hippodrome de ma ville. Pas par passion des courses hippiques, mais parce que cet hippodrome est l’un des plus côtés en France (à ce qu’il disent).


J’ai donc fait des interviews d’entraîneurs et de drivers (les mecs qui montent sur les chevaux pour les initiés, des jockeys quoi…), de nombreuses photos, des reportages, des… enfin brefs beaucoup, beaucoup de papiers.

Il me faut préciser une chose, mon journal n’est en rien Paris Furf ou Bilto magazine, mais à cette période de l’été, les textes manquent, la disette guette (si l’on veut changer un peu de la traditionnelle photo des centres aérés…). L’hippodrome rempli donc bien les bas de pages.

Les premiers jours j’étais totalement perdu, quelle course est importante, pourquoi ce cheval est favori plutôt qu’un autre, etc… Sans doute parce que je dois avoir une bonne tête, un gentil entraîneur m’a appris les ficelles du métier.

Ainsi maintenant je sais quel cheval sera avantagé par l’état du terrain, que le fait que le dada soit ferré ou pas change presque tout… Au final je parviens à deviner les tactiques misent en place lors des courses, et depuis une semaine j’ai au moins un cheval gagnant par jour (enfin je le devine seulement parce que ma paye d’étudiant en journalisme ne me permet pas de parier sur un cheval malgré toutes mes bonnes intuitions). Tout ça pour dire que j’aime toujours pas les courses de chevaux mais que je commence à maitriser le sujet.

Aujourd’hui je finissais ma dernière journée sur l’hippodrome (sniff… euh Youpi !!!). Je range donc mes affaires lorsque je vois se diriger vers moi, d’un pas décidé, le correspondant de Paris Furf. Je range donc mes affaires en vitesse en pensant pouvoir l’esquiver, j’imaginais déjà qu’il allait me jeter à la face une connerie que j’aurais écris. J’imaginais que lui, l’expert (c’est comme ça qu’il s’était présenté le premier jour), allait me balancer tous le mépris qu’il a pour moi, du haut de sa grande expérience.

Mais trop tard il m’a rattrapé, me tend la main et… me sourit (jusque là il m’avait franchement ignoré). Et là :

« – J’ai beaucoup aimé tes articles, tu t’es rarement trompé sur le favori et j’étais souvent d’accord avec toi sur tes analyses…

Merci (mais c’est pas possible !!)

Et là, la phrase qui tue :

Tu sais, (long silence), à Paris Furf on recrute, il n’y a pas beaucoup de jeunes.

(Arrrrgh !!!! comment lui dire que c’est pas étonnant qu’il n’y ait pas de jeunes vu le sujet de son canard…)

Euh (j’ai pas pu cacher mon hésitation) Ben… (ni mon dégoût) je vais y penser mais j’ai pas vraiment l’impression de maitriser le sujet.

– Je te donne mon numéro, si ça t’intéresse, appelle moi. »

Voilà comment ma future carrière de journaliste hippique est morte dans l’œuf.


Nubuk Kaikou

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2 Réponses to “Il ne faut pas courir deux chevaux à la fois…”

  1. neric 19 août 2010 à 14 h 50 min #

    Si tu veux des tuyaux, on a un apprentis à Paris Furf & ça paye pas mal ^^
    crache pas sur des piges

  2. Tvey 19 août 2010 à 18 h 55 min #

    Curieusement, Paris Furf ne m’a rien proposé à mois… Mon analyse était pourtant tout aussi fine…

    http://www.nicematin.com/article/culture-et-loisirs/cagnes-sur-mer-lhippodrome-pour-les-nuls

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