Des dangers de conduire en région

9 Août

40 km aller-retour tous les jours, sur des routes surchargées...

En grande banlieusarde (9-5 représente), je conduis régulièrement ma voiture, mais toujours sur des petits trajets. Depuis l’obtention de mon permis il y a 7 ans (oui, je suis vieille !), mes sorties automobiles varient peu. Maison-gare, maison-boulangerie, maison-tabac (très souvent), maison-supermarché, je dépasse rarement les 10 km. Mais je suis une pro du créneau ! Le reste, je le fais en transport. Le Transilien et moi, une grande histoire d’amour !

Puis, vint le moment de partir au Pays Basque pour y effectuer mon stage de deux mois. La SNCF ayant quintuplé les prix de ses autotrains, je me suis résignée à emprunter l’autoroute. 811 km (exactement, sisi, c’est Mappy qui l’a dit !) à parcourir. Et…ça c’est très bien passé ! (en dehors de la rocade de Bordeaux où j’ai failli me faire écraser par un 38 tonnes).

C’est le 1er juillet que les choses se sont compliquées.

Je loge à Saint Jean de Luz. Mon stage est Bayonne. La population des Pyrénées Atlantiques quadruple (au moins !) en juillet-août.

Au lieu de 30 minutes de route chaque matin et chaque soir, mes trajets se sont vite transformés en 45 min à une heure. Agacement, stress, polution, le périph dans le sud-ouest avec les 64 en plus qui collent à mon pare-choc arrière pour bien me faire comprendre que je suis une vilaine étrangère qui pourrit leurs routes !

Première mésaventure : Toujours doubler les distances de sécurité

Je rentrai un soir du boulot vers 20h30, bien crevée, et d’autant plus stressée au volant de ma petite C1. Là, surgit au tournant d’un rond point une C3 noire (je m’en souviens très très bien !) avec un joli A collé au derrière. La conductrice, visiblement fraîchement titularisé du permis B, avance, pile (je dis bien pile), avance, pile, systématiquement, ce qui m’oblige à une très grande vigilance, surtout qu’elle a tendance à le faire sans raison. Et ce qui devait arriver arriva. Elle a pilé plus fort une énième fois, j’ai baissé un chouilla mon attention. Je suis debout sur mon frein et BAM ! Je sors ulcérée de ma voiture. Autant dire que mon langage châtié est resté dans ma voiture. Fort heureusement, plus de peur que de mal. Nous roulions à 30 km/h, surpopulation routière oblige. Seule ma plaque d’immatriculation a pris cher.

Deuxième, troisième et quatrième mésaventure  : Respecter les limitations de vitesse

Je l’ai déjà dit, la Nationale 10 est un véritable accordéon en plein été. Résultat, lorsque la circulation se fluidifie, n’y croyant pas mes yeux, un réflexe inconscient me pousse à appuyer sur le champignon. « Ahhh, ça rouuule ! ! Quel bonheur ! ». Mais le plus heureux dans l’histoire, est le radar automatique située juste avant Guethary dans le sens Saint Jean de Luz- Bayonne. Flashée deux fois à 5 jours d’intervalle. Moins 1 point à chaque fois. 45 euros fois deux.

Ah, et j’oubliais mon compte-rendu d’une conférence de presse dans un syndicat agricole à Aiciritz. Nous avions tiré à pierre-feuille-ciseau qui de moi ou de l’autre stagiaire s’y rendrait. J’ai perdu le jeu. Et aussi un troisième point. A64. Tronçon à 130km/h suivi d’un autre à 110. J’ai ralenti trop lentement. 45 euros.

Et dire que jusqu’à cet été, je n’avais jamais perdu un seul point. J’avais toujours mes 12 points tous beaux, tous propres. Il m’en reste 9. Encore trois semaines de stage. J’ai peur !

Cinquième mésaventure : Trouver mon chemin (GPS qui sert à rien!)


La première fois que je suis allée à Saint Jean de Luz, j’avais trois mois. J’y suis ensuite allée tous les ans. Je pensais donc bien connaître le coin. Jusqu’à ce que mon rédac chef m’envoie couvrir « la pose de la première pierre d’une université de l’artisanat ». Qui dit première pierre, dit terrain vague, sans signalisation, sans numéro. J’avais le nom de la rue, mais il s’agit du plus grand boulevard de tout Bayonne, 4 voies, beaucoup de voitures.

Je n’ai jamais trouvé l’emplacement de ce futur chantier. J’ai tourné pendant une demi-heure – avec GPS, mais il ne sert à rien sans un numéro de rue – , de plus en plus paniquée. Et ce qu’il y a bien sur ces grands boulevards, c’est qu’il n’y a pas de piétons à qui demander son chemin. Je finis par appeler mon chef, totalement honteuse. Il m’explique. Je refais le boulevard dans un sens, puis dans l’autre. Ne trouve toujours pas. Je rappelle. « J’arrive, je suis à côté ». La surhonte de la mort qui tue. Mon rédacteur en chef débarque, m’emmène presque par la main jusqu’au chantier devant lequel je suis passée à peu près 15 000 fois dans la demi-heure précédente sans jamais le voir. Il ne m’a quand même pas accompagnée jusqu’à la tente où monsieur le maire officiait, sinon je me serais liquéfiée sur place. Résultat : un mois de moqueries à la rédac… Je l’ai bien mérité.

Noako

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